ASYMÉTRIE DE POUSSÉE ET AUGMENTATION DES PUISSANCES

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L’avènement des compteurs unilatéraux, à partir de Stages, a posé le problème de la véracité des données de puissance collectées, ou plutôt estimées, par le système lui-même.

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Comme nous le savons, les Stages et autres compteurs unilatéraux prennent une jambe (celle où le capteur est placé) et multiplient la valeur de poussée par deux, en supposant une parité entre les deux branches de 50%-50%, ce qui est loin d’être le cas, du moins pour la grande majorité des cyclistes, la plupart du temps sur la courbe complète du watt.

L’asymétrie de poussée entre les deux jambes est en effet tout à fait naturelle, tant chez les pros que chez les amateurs, et aussi dans la littérature scientifique bien documentée. Le niveau d’asymétrie est variable : dans le graphique ci-dessous vous pouvez voir un exemple très intéressant mesuré cette semaine en laboratoire.

Cet athlète, engagé dans le test incrémental, se corrige spontanément avec l’augmentation des puissances : L’asymétrie est en effet variable et dépend d’abord de la puissance délivrée, puis de la cadence, du niveau de fatigue et d’autres facteurs tels que le positionnement biomécanique. La différence de poussée entre les jambes n’est jamais constante, mais varie en fonction de la puissance et du moment de la course ou de l’entraînement.

Le test de seuil, le test de poussée est l’un des plus utiles à effectuer dans cette période, surtout si vous avez des compteurs qui ne prennent qu’un côté (une jambe, où le capteur est placé) et le multiplient par deux pour calculer les watts obtenus.

Dans le cas d’asymétries prononcées et vérifiées en laboratoire avec des capteurs (validés scientifiquement…), nous étudions ensuite des travaux spécifiques pendant l’hiver, visant à combler les déficits de la jambe faible, améliorant ainsi l’efficacité globale du geste pédalé.